23 avril 2002

Le billet d'EIFFEL

Pour cette nouvelle bordée de critiques, tous à vos montures pour accompagner Little Big Joe sur les routes de l’humour. Ce nouveau phénomène à mettre dans la catégorie des anti-héros provocateurs de catastrophes nous emmène dans un Far-West de dérision, histoire de rire, cela ne fait jamais de mal. De plus, en route, il croise d’autres joyeux drilles comme Pédro le coati de Gaudelette et Larcenet, Calvin et Hobbes de Bill Watterson ou le Club très spécial du Green Manor fondé par Bodart et Vehlmann. Accrochez-vous bien à vos dentiers, on  commence par se décoincer les zygomatiques.
Jonathan Vandergould est l’héritier d’un empire ferroviaire qui s’étend sur l’Amérique tout entière. Dans l’Ouest encore sauvage, qui possède le rail met à sa botte les banquiers, les industriels et autres politiciens. Mais ce pouvoir n’intéresse pas ce jeune homme bigleux, petit et étourdi. Non, lui, son rêve secret, c’est de devenir un héros faisant régner la loi. Avec un canasson un brin arsouille nommé Monsieur Fillow, Little Big Joe fuit vers l’aventure (voir T1, Des hommes à genoux).
C’est à Coffeyville qu’il débarque pour sa seconde aventure, Mourir les bottes aux pieds. Son arrivée coïncide avec celle d’un sinistre tueur venu étouffer les velléités d’éleveurs en mal de reconnaissance  sonnante et trébuchante ! Ici, la loi se fait avec des colts! Un incroyable concours de circonstances, un malheureux problème de bottes bleues (d’ailleurs un peu justes!) fera passer l’apprenti héros pour l’affreux Sonny “Double B” Wilson. Et là, cela commence à tirer dans tous les sens, à cogner sévère et à cavaler dans un joyeux bordel (au sens propre comme au figuré !) selon la bonne règle du vaudeville mise à la mode cow-boy.
Little Big Joe
ne va rien y comprendre, mais repartira avec le sentiment du devoir accompli!
Cette jeune série signée Lupano et dessinée par Fred Campoy (qui a délaissé la série Arcanes, également chez Delcourt, pour se consacrer pleinement à cette truculente parodie) est un vrai moment de plaisir. L’humour peut-être noir, friser le non-sens et se complaît dans des scènes rythmées. La caricature est poussée à l’extrême et les bonnes idées foisonnent tout au long d’une aventure aussi débridée qu’amusante. Quant au dessin de Campoy, c’est un vrai bonheur, très proche de l’école des cartoonist. Deux albums qui feront votre bonheur.

LITTLE BIG JOE T2 : Mourir les bottes aux pieds
LUPANO & Fred CAMPOY
Delcourt


 

Green Manor en est aussi au stade du second album. Rappelez-vous, Assassins et gentlemen, un régal d’histoires à l’humour très sombre autour desquelles des notables de l’aristocratie britannique partageaient quelques bons toasts. Nous entrions à pas feutrés dans ce Club du bon goût et de la bienséance pour y découvrir nombre meurtriers en puissance. Bodart et Vehlmann faisaient mouche dès leur premier album près d’une presse sous le charme. De l’inconvénient d’être mort récidive avec la même originalité, les auteurs nous conduisent dans l’intimité et le calme de Green Manor, laissent filtrer les premiers échos d’une énigme ou d’un drame naissant pour nous conduire droit vers une chute aussi surprenante qu’inattendue. C’est l’art de la short-story mise en images avec superbe. On espère que ce duo nous régalera longtemps de sa grande inspiration.

 

GREEN MANOR T2 : De l’inconvénient d’être mort
BODART & VEHLMAN

Dupuis


 

On quitte le bon goût avec le Dirty Henry de Jenfèvre et Richez. Les jeunes éditions Bamboo se sont installées dans le créneau occupé par Dupuis de l’album de blagues en une page. Des blagues souvent à dix balles dont les situations se répètent malheureusement trop souvent d’un thème à l’autre.  Il y a un public qui semble s’en régaler. Tant mieux pour lui!  Derrière le succès de la série Les Profs de Pica et Erroc, s’agglutinent Les Gendarmes (salut Philippe!), Les Fonctionnaires et, maintenant, ce flic ripoux jusqu’à la moelle, Dirty Henry. Flanqué de son chien Bullet (le meilleur personnage de l’album) et d’un jeune stagiaire à qui il montre toutes les ficelles du métier, l’affreux expose tous les bénéfices qu’un flic peut tirer de sa position de force. Nul n’est censé ignorer ma loi ne fait pas dans la finesse et pousse même parfois le bouchon un peu loin. On y trouvera tout de même quelques bons gags (heureusement!) entremêlés de quelques excès de très mauvais goût.

 DIRTY HENRY T1 : Nul n’est censé ignorer ma loi
JENFEVRE & RICHEZ
Bamboo


 

Dans ce type de produits, Olis et Gilson proposent Révision de printemps, le T8 de Garage Isidore. Avec un constat de lassitude devant des situations exploitées trop souvent. C’est poussif, il doit y avoir un problème de carburation.
Egalement,  Les Chevaliers du Malt, T13 pour Du côté de chez Poje par Carpentier et Cauvin.
Et si vraiment vous en redemandez, O’Groj et Corcal reviennent avec La Nuit des Morveglus, second épisode de leurs drôles de petits dragons, les Dragz.
En fait, moi, il y a une série qui me fait vraiment marrer chez Dupuis, c’est Pédro le coati de Gaudelette et Larcenet. Toutes les tares d’une société exposées dans un zoo peuplé d’animaux loufedingues qui finissent toujours par se réconcilier autour d’une bonne belotte! Mais avant cela, bien des sujets de dissension se proposent à ces animaux regroupés en vase clos et devant s’interroger sur des thèmes comme la drogue, le suicide ou la déprime quand on se rend compte qu’on est nul à Virtual Fighter ! L’humour de Gaudelette est cruel, corrosif et décapant, on nage près du fond de commerce de Fluide Glacial, avec un Larcenet au trait totalement laché, incisif et dynamique. Si dans votre vie vous n’avez qu’un zoo à visiter, c’est certainement celui-ci. Ne soyez pas étonnés néanmoins si les animaux ont tendance à se foutre de votre gueule!

PEDRO LE COATI T2 
GAUDELETTE & LARCENET
Dupuis


 

C’est vrai, les séries à thème connaissent toujours une limite dans leur originalité et finissent presque toutes à s’user au fil des tomes. Des exceptions existent et Calvin et Hobbes en est certainement un des plus extraordinaires exemples. Pour preuve le tome 21, Je suis trop génial, qui voit cet étonnant couple de personnages (n’oublions tout de même pas les parents de Calvin) nous étonner dans l’expression la plus courte de l’humour BD, le strip de 1 à 3 ou 4 cases. Bill Watterson exploite depuis des années cette extraordinaire idée de conter la vie d’un enfant  flanqué d’un animal familier issu de son imaginaire, n’oubliant pas au passage de faire office de journaliste, en observateur qu’il est des grands comme des petits événements de la vie.
Partageant tout, complices jusqu’au bout des ongles, Calvin et Hobbes sont d’une logique implacable, savent jouer de leurs humeurs et sur les classiques qui  viennent pourrir la vie d’un enfant très imaginatif. En fait, Calvin et Hobbes, cela ne vieillit pas, preuve de l’incontestable talent de Watterson.
N’hésitez pas, c’est génial!

CALVIN ET HOBBES T21 : Je suis trop génial
Bill WATTERSON
Hors Collection


 

Plutôt cool et gentillet, c’est La bande à Billy, le retour de Billy the Cat (T7) dans l’esprit de la série animée qui passe sur France 3. Desberg abandonne le récit long pour de courts épisodes qui permettent de retrouver le chien Saucisse, Monsieur Hubert, Mademoiselle Cha-Cha... Un dessin tout en rondeurs qui voit l’arrivée du québècois Marco Llin auprès du belge Colman. Sympa, mais de plus en plus à réserver à un jeune lectorat.

BILLY THE CAT T7 : La bande à Billy
DESBERG, LLIN & COLMAN

Dupuis


 

Humour jaune pour Les Eaux lourdes, vision décalée d’un scénario catastrophe signé Patrice Larcenet pour son frère Manu Larcenet. Nous sommes dans Les Entre-mondes (T2) pour rejoindre Davor Lenko alors qu’il fait sa ronde dans une centrale nucléaire bien pourrie de cette bonne Russie. La vodka aidant, il s’égare en poussant une porte qui le propulse dans un univers alternatif, celui d’après l’accident, alors que les nuages rouges ont propagé le Kan-Cer et déformé... les difformes. On y attend le prophète. Et oui Davor, cela m’a l’air d’être toi !
Dans l’excellente collection Poisson Pilote, encore un très bon album qui joue de l’ironie et d’un humour mordant pour bien rappeler ce qu’un accident de type Tchernobyl ne peut manquer de produire. Avec ses drôles de dessins, le Manu fait passer émotions et frayeurs dans un univers bien glauque qui tire son originalité d’un problème qu’on a tendance à passer par la trappe de l’oubli. Courage, fermons les yeux ! 

LES ENTRE-MONDES T2 : Les Eaux lourdes
Patrice & manu LARCENET
Dargaud
 


Quittons le rire sur cet album grinçant pour citer quelques bons albums éparpillés entre fin 2001 et mars 2002.

Deux vampires tout d’abord pour deux séries qui sont déjà des classiques.

Le Prince de la Nuit de Swolfs clôt son premier cycle avec le T 6, Retour à Ruhenberg. Vincent vient traquer la bête, l’ennemi héréditaire jusque dans sa tanière. Kergan est en train de négocier une entente avec les nazis, le Reich-Führer Himmler en personne s’est déplacé dans ce petit village où règne la terreur. Le vampire boit le sang des vierges de Ruhenberg et promet aux Allemands mille ans de pouvoir. C’est avec la douce Léona et une bande de romanichels que Vincent parviendra enfin à mettre un terme au règne de Kergan.

Réalisme et amplitude pour un trait assuré et souple. Une fin qui n’est bien sûr que provisoire, Swolfs jouant ici très classiquement du thème du vampire pour mieux relancer une série ténébreuse à souhait

 Second maître de la nuit que le seigneur Colbus, devenu vampire par malédiction dans Le Roman de Malemort que nous conte Eric Stalner depuis trois albums. L’auteur va au bout du secret maudit partagé par Colbus et l’inquisiteur Aymon de Montgarac et met une conclusion à cette histoire qui dure depuis trente ans.  Au milieu du drame, la douce et jolie Anthéa, emportée dans la tourmente et l’esprit de vengeance du religieux, ira jusqu'à accepter Le don du sang. Trame classique pour dessin très réaliste, Eric Stalner est là où il réussit le mieux, dans une histoire sans grandes secousses, mais qui finit par s’emballer pour un final très enlevé. Malemort n’a néanmoins pas fini de se raconter. On y reviendra donc avec plaisir !

LE PRINCE DE LA NUIT T6 : Retour à Ruhenberg
Yves SWOLFS
Glénat

LE ROMAN DE MALEMORT T3 : Le don du sang
Eric STALNER
Glénat


 

Ce sont les routes de campagne que l’on arpente avec Bruno Heitz pour une sordide affaire de magot sise à Beaulieu-sur-Morne. Si vous l’avez déjà accompagné dans un de ses polars campagnards (5 parutions au Seuil), c’est avec plaisir que vous prendrez le train avec son épicier-détective. Embarqué pour un long périple en direction du Chili à la recherche de sa belle-sœur, la Rose, il va finir par bifurquer vers Tarascon à la suite d’un curé bien secret suivi lui-même par un drôle de paroissien, un des sinistres frères Figoulon. Le voyage au long cour sera inutile, la solution est tout bonnement Au bout du canal.
Avec cette sixième aventure, Heitz nous promène à nouveau dans cette campagne qui réside  à des années-lumière de nos grandes villes, à la rencontre de personnages aux raisonnements simples pour qui Vienne est forcément en Autriche et Valence en Espagne. Un énorme décalage qui vaut quelques beaux dialogues emprunts de naïveté et de spontanéité à ce petit détour dans la France profonde des années 50-60.

AU BOUT DU CANAL
Bruno HEITZ
Le Seuil


 

Retour en couleur pour le Corto Maltese d’Hugo Pratt. Si pour vous les histoires de Corto toujours un peu plus loin ne sont qu’un vague souvenir ou font partie de vos oublis, Lointaines îles au vent en reprend 3 aventures, mises en couleur d’après la publication italienne originale. D’une amnésie qui le touche au Vénézuéla à l’île de Port-Ducal pour une expérience de vaudou, Corto Maltese court l’aventure avec désinvolture, se fait une légende et devient indispensable à une multitude de lecteurs sous le charme. La passion est ravivée par ces couleurs douces pour donner une seconde vie au héros "Maltais". Ne le loupez pas et guettez déjà la parution pour avril de La Lagune des mystères qui reprendra les 2 dernières histoires mises en couleurs de Corto toujours un peu plus loin qui le mèneront de la Lagune des Beaux Songes à la superbe Venise italienne en pleine guerre, suivies de 2 histoires également mises en couleurs des Celtiques.

LOINTAINES ILES AU VENT
LA LAGUNE DES MYSTERES
Hugo PRATT
Casterman


 

Luxe, calme et volupté, voilà un titre qui ne pouvait que mieux présenter l’ouvrage que consacre la collection Raconteur d’images des éditions Mosquito à l’auteur de Max Fridman ou Jonas Fink, l’italien Vittorio Giardino. D’une sérigraphie pour Little Ego au très sensuel strip-tease final de “Fenêtres de nuit” de la librairie Raspoutine à Lausanne, la rencontre se déroule effectivement dans un calme formidable, une oasis de paix où sont invitées les femmes de Giardino, fines, élancées, gracieuses, tendres, sensitives, parfois friponnes, toujours très classe. Parfois le luxe s’invite entre coupes de champagne et robes de style, mais bien vite l’auteur retourne vers des extérieurs ensoleillés, brise douce, mer bleue, sable fin... La balade est aussi reposante qu’éblouissante, on se régale de la finesse du trait, de la douceur des couleurs et on se réjouit du délicieux esprit glamour installé tout au long de 96 pages absolument magnifiques

Dans la même collection et dans le même format à l’italienne presque carré, on change radicalement de style pour Travail au noir et en couleurs de Mezzo. On entre en pays de contrastes et de provocation. L’artiste se veut mouvement, humeurs, il aime le cuir, la chair, la peur, la mort. Tatoos, tabous, fétichisme s’affichent de couvertures de CD en logos et autres sérigraphies. Le polar le plus noir s’est invité, le rock et la musique sont omniprésents, Mezzo rappelle qu’il aime les couvertures de comix et les affiches de cinéma série Z. L’animal se fait force brute, abrupte, les chiens déchirent, les chats lacèrent.
Mezzo, c’est méchant, diabolique, avec lui tu passes vite l’arme à gauche, le verre qu’il t’offre est toujours le dernier !  Ce bouquin est véritablement physique, il dégage la force extrême des visions fantasmées d’un dessinateur très loin des normes et des conventions. Absolument irrésistible!

Luxe, calme et volupté de Vittorio GIARDINO
Travail au noir et en couleurs de MEZZO
Moquito (coll. Raconteur d’images)


 

Très étrange univers que celui des Hérésiarques des Espagnols Carlos Portela et Das Pastoras. Un premier écho immédiatement rendu par l’oeil, intrigué par les formes, l’esthétique très brute qui navigue entre rudesse des personnages et un onirisme très présent. Un second vite relayé par la lecture qui renvoie un habile mélange de mythologie et de fantastique. Nous sommes en un pays où la tradition honore le dieu des morts, Madorak. Pour ramener celle qu’il aime des berges funestes où elle va accoster, Angor part défier le gardien des âmes creuses. En ce pays de force brutale, la quête d’Angor se pare de bêtes monstrueuses, des deïtés infernales et d’âmes corrompues. Le voyage est franchement très bizarre, parsemé de surprises scénaristiques et d’un graphisme quasi dantesque. L’âme creuse est une nouveauté vraiment bienvenue dans un catalogue des Humanos de plus en plus éclectique.

LES HERESIARQUES T1 : L’âme creuse
Carlos PORTELA & DAS PASTORAS
Humanoïdes Associés


 

Koblenz se rend au Japon pour sa troisième aventure. Avec Dernier hiver à Ishiyama, Thierry Robin confronte sa créature au cœur de fer à une monumentale machine de combat qui détruit les hommes du seigneur Yamaoka. Le défi est clair, mais Koblenz a compris le véritable drame qui se noue : un monde nouveau est en marche et va submerger celui du code d’honneur des samouraïs. Yamaoka ne veut pas l’accepter et, pour garder un infime espoir de conserver son art de vivre, donnera dix ans de sa vie pour que Koblenz cherche la faille du géant de métal.
L’occasion pour Thierry Robin de retourner dans l’Asie de Rouge de Chine, d’aller croiser les démons des mondes imaginaires asiatiques (petit régal de cet album) et de poser un regard attendri sur ceux que le temps dépasse irrémédiablement ! Son style graphique semble fait sur mesure pour cette région du monde et ses deux héros (Clara prend de plus en plus de dimension) y sont comme poissons dans l’eau. A découvrir avec le très joli offset offert pour la première édition.

KOBLENZ T3 : Dernier hiver à Ishiyama
Thierry ROBIN

Delcourt


 

On continue de découvrir les origines de La caste des Méta-Barons avec Aghora le Père-Mère, septième opus d’une série concoctée par Jodorowsky pour le dessin de Juan Gimenez. Alors que Dona Vicenta se meurt, elle accouche de jumeaux : un gars et une fille (série devenue culte !). Contre toute attente, Tête d’Acier choisit la petite fille comme successeur, mais lui implante le cerveau de son frère. Aghora doit maintenant suivre l’enseignement qui en fera le Casthaka de la galaxie... et c’est pas du gâteau !  Jodo replonge dans les recettes qui ont fait la série, reprend un peu de sadisme, de cruauté, mêle l’homme et la machine, mixe les sexes, duplique, ampute, charcute... La naissance du Méta-Baron se fait attendre et tire en longueur. De l’exploitation en longueur d’une série qui a surpris, mais qui n’étonne plus. Il est tant d’en finir avant de vraiment lasser ses derniers partisans !

 

LA CASTE DES META-BARONS T7 : Aghora, le Père-Mère
JODOROWKY & GIMENEZ
Humanoïdes Associés


 

Aventure explosive dans Golden City, la très lumineuse série menée par Pecqueur et Malfin. Déjà quatre albums pour cette anticipation faite sur mesure pour le trait pur et clean d’un jeune dessinateur dont tout travail s’arrache. Pour confirmation, le tirage spéçial réalisé par la librairie Folle Image (Lille) pour ce Goldy (T4) donnera lieu à réglementation sur les nombres commandés. Et oui, dans la BD on spécule aussi ! !
Bref, revenons à Harrison Banks qui continue de fuir pour échapper aux tueurs lâchés sur ses traces par l’usurpateur qui a pris sa place dans le confort de Golden City. Fini le luxe de la cité flottante, le beau gosse est passé par le bagne et va devoir s’appuyer sur ceux qui survivent dans les marges d’un monde abandonné pour retrouver sa place au soleil. Une occasion aussi pour se rendre compte de certaines réalités !
Beaucoup d’action, quelques révélations comme autant de secrets douloureux, des personnages attachants, une réflexion sur la dérive entre les nantis et le reste du monde... Pecqueur a trouvé une histoire moderne qu’une jolie harmonie entre le dessin de Malfin et les couleurs de Schelle & Rosa rendent détonnante. Une série qui s’affirme comme le super fleuron du label Série B de Vatine et Blanchard.

GOLDEN CITY T4 : Goldy
PECQUEUR, MALFIN, SCHELLE & ROSA
Delcourt


 

J’essaie toujours de coupler ces chroniques avec celles de La Cité des Bulles (http://lacitedesbulles.free.fr) . Le site évolue avec des critiques du même type que celles-ci, une Bédéthèque et une chronique de comics (http://lacitedesbulles.free.fr/comic_street.html).

Les curieux trouveront également les prévisions de parution et des annonces de manifestations concernant les mois d’avril, mai et juin.

Et si, comme moi, vous ne pouvez pas vous passer de papier, découvrez les sommaires des 4 numéros de La Cité des Bulles en attendant le n°5 consacré à Jean-David Morvan et tous les auteurs des séries qu’il scénarise. (La Cité des Bulles c/o Frank Camous, Les Dominos D, 4, rue A. Groignard, 83200 Toulon)

 


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